Les œuvres
de Patrice Haudegond
de Patrice Haudegond
C’est ma technique de prédilection, elle permet une plus grande spontanéité que la peinture à l’huile, mais contrairement à la chanson, elle n’est pas forcément moins difficile. Il faut bien connaître ce procédé quelque peu fantasque, car la couleur que nous posons n’est pas celle qui sera obtenue au séchage. De plus, j’aime l’aspect satiné lorsque le travail a séché.
Gouache-44X23
Le visage du premier Satan était d’un sexe ambigu, et il y avait aussi, dans les lignes de son corps, la mollesse des anciens Bacchus. Ses beaux yeux languissants, d’une couleur ténébreuse et indécise, ressemblaient à des violettes chargées encore des lourds pleurs de l’orage, et ses lèvres entr’ouvertes à des cassolettes chaudes, d’où s’exhalait la bonne odeur d’une parfumerie ; et à chaque fois qu’il soupirait, des insectes musqués s’illuminaient, en voletant, aux ardeurs de son souffle...
Gouache 44X23
Le second Satan n’avait ni cet air à la fois tragique et souriant, ni ces belles manières insinuantes, ni cette beauté délicate et parfumée. C’était un homme vaste, à gros visage sans yeux, dont la lourde bedaine surplombait les cuisses, et dont toute la peau était dorée et illustrée, comme d’un tatouage, d’une foule de petites figures mouvantes représentant les formes nombreuses de la misère universelle...
Gouache - 43 X 23
Quant à la Diablesse, je mentirais si je n’avouais pas qu’à première vue je lui trouvai un bizarre charme. Pour définir ce charme, je ne saurais le comparer à rien de mieux qu’à celui des très-belles femmes sur le retour, qui cependant ne vieillissent plus, et dont la beauté garde la magie pénétrante des ruines. Elle avait l’air à la fois impérieux et dégingandé, et ses yeux, quoique battus, contenaient une force fascinatrice. Ce qui me frappa le plus, ce fut le mystère de sa voix, dans laquelle je retrouvais le souvenir des contralti les plus délicieux et aussi un peu de l’enrouement des gosiers incessamment lavés par l’eau-de-vie.
Gouache -39,5X41
Gouache - 54,5 X 33
Gouache - 57 X 34
Gouache-58X45
Gouache - 42 X 54
Gouache - 48 X 29
Gouache
Cette technique demande une certaine connaissance des liants et diluants. Il convient aussi de respecter les temps de séchage pour éviter les craquelures. Dans ces conditions, c’est aussi celle qui résistera le mieux au temps. Elle est incomparable pour obtenir des transparences ou le sfumato cher à Leonardo.
Huile-24X33
Huile
Huile - 51 X 60
Huile - 18 X 14
Huile - 22 X 16
Huile sur toile - 35 X 27
Huile - 24 X 35
Huile sur toile - 73 X 60
C’est un moyen de noter rapidement les idées qui viennent à l’esprit, mais il demande de la patience pour une exécution aboutie. Si je ne travaille la couleur qu’à la lumière naturelle, ici il s’agit surtout de valeurs auxquelles la lumière artificielle convient aussi bien. Depuis l’école des Beaux-Arts, j’ai toujours utilisé la plume, d’abord à l’encre de Chine et plus tard à l’encre couleur sanguine.
Encre - 48X32
Encre -27X37
Encre -13X16
Encre sanguine -27,5X46,5
Le crayon est le compagnon de promenade, il est peu encombrant et permet des croquis ou des dessins plus poussés. Le travail sur le motif, qu’il s’agisse de personnes, d’objets ou de paysages, est indispensable pour entretenir le sens de l’espace, de la perspective. Lorsque nous devons imaginer un corps humain, il est important d’en avoir dessiné beaucoup pour que la mémoire le restitue aisément. C’est à la fois une discipline et un bonheur d’observer, d’analyser et d’essayer de traduire sur le papier ce qui a attiré l’attention. Et n’oublions pas que « tout ce que nous faisons doit être beau » comme disait mon copain François.
Crayon - 32,5 X 20
Crayon - 24 X 24
Pierre noire, craie blanche - 26 X 12
Crayon - 22 X 19
Crayon -13,5X28